De par sa nature, la Société Française de Prospective se doit de contribuer à la réflexion sur les conséquences que la pandémie de coronavirus aura sur le devenir des sociétés humaines, et plus particulièrement sur la société française.

L’objectif de ce travail est d’éclairer les collectivités intéressées et d’aider les décideurs et les citoyens dans leurs choix, en leur fournissant des éléments d’anticipation sur les changements et scénarios à venir, à plus ou moins long terme.

Ce travail procède d’un effort de synthèse de très nombreuses publications (articles, vidéos,…) qui se multiplient depuis le début de la catastrophe sanitaire. On souhaite également s’appuyer sur les apports des membres de la Société Française de Prospective ainsi que sur des contributions extérieures.

Le monde d’après ?

Pensons le Ensemble

Les grandes épidémies ont, pour la plupart, fortement impacté les trajectoires des sociétés humaines, comme l’histoire le montre. Ce sera le cas avec celle du COVID-19 (Coronavirus).

 

En tant que prospectivistes, nous nous penchons naturellement sur « le monde d’après ». Pas simplement pour un exercice épistémologique de curiosité intellectuelle, mais aussi pour construire de la résilience, qui dépend, après un traumatisme, de la capacité à se projeter vers de nouveaux projets et de nouveaux horizons.

Pour ce faire la Société Française de prospective se propose de stimuler une réflexion collective en formulant une première esquisse de ce à quoi pourrait ressembler « le monde d’après ».

La peur de la mort et la priorité donnée à la santé ont arrêté la marche du monde. Il en a résulté des ébranlements majeurs dans les consciences et les comportements. Plus précisément le virus a mis les peuples face à des réalités à la fois anciennes que des décennies de croissance avaient occultées, et nouvelles du fait de la mondialisation.

Cinq thèmes, complémentaires les uns des autres, sont abordés dans la note :

  • La condition humaine : l’humanité s’est découverte à la fois très vulnérable et très interdépendante ; très vulnérable aux mouvements du vivant et de la nature ; très interdépendante tant le virus est apparu comme une affaire « globale » dans ses effets sanitaires, économiques et autres, tandis que tout un chacun recevait par internet en continu des informations sur la pandémie à travers le monde.
  • Les pouvoirs : l’État-nation a été remis au centre du jeu dans la lutte contre la catastrophe sanitaire, tandis que l’amortissement de la crise économique et sociale impose une nouvelle forme d’État providence ; les gouvernements qui auront semblé faillir dans ces moments de vérité seront en difficulté.
  • Les économies : les PIB ont fléchi ; un chômage de masse s’est installé, il sera lent à résorber ; de larges pans des populations sont retombés dans la pauvreté ; les États et les entreprises se sont endettés massivement ; les créations monétaires énormes qui s’ensuivent auront des effets inconnus.
  • Les modes de vie : on s’est accoutumé au télétravail, dont l’ampleur pourrait changer les conditions d’urbanisation et d’occupation du territoire ; se sont esquissés aussi de nouveaux modes de consommation, de nouveaux rapports à la santé et au corps, et plus généralement de nouveaux systèmes de valeurs.
  • La géopolitique : les continents et les pays n’ont pas été touchés avec la même intensité par la pandémie ; l’Occident a été particulièrement affecté ; l’Asie orientale, d’où est partie la pandémie, a mieux résisté ; les civilisations du sud ont été, jusqu’à présent, relativement épargnées par la crise sanitaire, mais sont atteintes par la crise économique ; les cartes géopolitiques sont rebattues.

Tels sont les sujets abordés dans la note ci-jointe. Il s’agit d’un document préliminaire qui devra être amélioré, étoffé, complété et approfondi dans une direction plus prospective dans les semaines à venir. Les contributions des membres de la SfdP et de tout lecteur intéressé aideront à cet enrichissement.

Comment contribuer ?

  • Par un bref commentaire (pas plus de 100 mots) : vous disposez pour ce faire du formulaire ci-dessous
  • Par une note plus longue (pas plus de 1000 mots) : à envoyer à Jean-Éric Aubert, président de la SFdP, à l’adresse: aubert.jeaneric@gmail.com . Votre contribution figurera en annexe au rapport final auquel cet exercice de prospective donnera lieu.

SFdP Prospective Post Pandémie

PROSPECTIVE POST PANDÉMIE : A QUOI PEUT RESSEMBLER LE MONDE D’APRÈS ?

Une contribution de la Société Française de Prospective